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RAVALEMENT DE FAÇADES

Depuis 2006, le service du Patrimoine, en collaboration avec le Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine du Lot, a mis au point un cahier des charges, ensemble de préconisations destinées à guider les propriétaires et les entreprises pour le traitement de leurs façades.

En fonction de l’état de conservation et de la qualité esthétique de l’enduit, le ravalement des façades d’un bâtiment est souvent préconisé. Dans le cadre de l'OPAH-RU (2006-2010) ou d'autres opérations, il peut faire l'objet de subventions.

Tout projet d'aménagement devrait, dans l'idéal, être précédé d'une mise à nu complète des façades car c'est un moyen unique de découvrir la mise en œuvre primitive du bâtiment et de révéler ce qui, dans une façade, a priori anodine, contribuera à la rendre plus attractive, plus authentique et donc à augmenter sa valeur patrimoniale et foncière.

Le traitement appliqué aux façades varie cependant en fonction de la nature de la maçonnerie et de sa qualité :
la maçonnerie en tout-venant, calcaire et briques, n'étant pas destinée à être laissée apparente, sera recouverte d'un enduit à la chaux naturellemélange de sable et de chaux sans adjonction de ciment ; la chaux étant obtenue par cuisson d'un calcaire. On parle de chaux aérienne lorsque le calcaire contient moins de 3 % d'impuretés silicieuses (argiles...) et de chaux hydraulique lorsqu'il en contient 3 % ou un peu plus. L'enduit ou le mortier ainsi composé conserve la couleur du sable utilisé pour sa confection qui recevra en finition un badigeon coloré.fine couche à base de chaux et d'eau et de pigment coloré passée à la brosse sur l'enduit.

Exemple de découverte de vestiges remarquables après mise à nu des élévations :

facade
Cliché : C. Soula © D.R.A.C. de Midi-Pyrénées,
Service régional de l'Inventaire, 2002
S. Conan © Service Patrimoine de Cahors, 2006

Quelques éléments, comme l'arcade du rez-de-chaussée, un oculuspetite baie qui donne de la lumière et/ou joue un rôle décoratif avec un tracé varié : cercle, ovale ou polygone. Placé dans un mur ou un couvrement, il peut être vitré au premier étage et une baie de l'extrême fin du Moyen Âgepériode de l'Histoire divisée en trois : le Haut Moyen Âge : VIe - Xe siècle ; le Moyen Âge : XIe - XIIIe siècle et la fin du Moyen Âge : XIVe - XVe siècle laissaient soupçonner que cet immeuble remontait au XIIIe siècle au moins. La mise à nu complète des façades a permis de mettre au jour la présence d'un ensemble de baies géminées avec leur colonnette et chapiteau qui rappelle les dispositions de la demeure au Moyen Âge avec sa grande salle au premier étage. La bonne conservation des joints médiévaux (joints gras pleins lissé d'un mortier à la chaux) indique également que la brique et les pierres de taille étaient alors laissées apparentes. Ces joints seront préservés et pourront servir de modèle pour le traitement du reste de l'élévation.

Une collaboration étroite entre les différents acteurs (propriétaire, architecte, entreprise, SDAP et archéologue) a conduit à l'élaboration d'un projet de réhabilitation cohérent qui répond à la fois à la valorisation patrimoniale tout en restant dans des coûts financiers raisonnables

 

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