Service de l'eau et de l'assainissement
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Environnement

La step

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Avec la station d'épuration inaugurée en 2008, la Ville de Cahors poursuit son engagement pour le développement durable et affirme sa volonté de préserver notre principale ressource naturelle : l'eau.



Absence de pollution visuelle, sonore et olfactive.
Les équipements de la station d'épuration entièrement confinés. Les odeurs ne peuvent pas se répandre à l'extérieur, les bâtiments étant ventilés et désodorisés. Quant aux équipements bruyants, ils sont capotés et insérés dans des locaux insonorisés.
Concernant l'aspect visuel, l'ensemble du site de Saint-Mary sera traité de façon paysagère et la station intégrée dans sa globalité du fait de sa toiture enherbée.

Un procédé d'épuration biologique
Développé par Degrémont, le procédé d'épuration à boues activées est un procédé totalement biologique. Il s'appuie sur le développement de bactéries en contact permanent avec les matières polluantes dont elles se nourrissent.

Des rejets valorisés
Qu'il s'agisse des boues, des graisses ou des sables issus du traitement d'épuration, la Ville de Cahors a décidé de valoriser ces rejets. Une fois transformées en compost, les boues sont destinées à l'épandage agricole et les sables aux travaux de voirie. Dépolluée, l'eau retourne quant à elle dans son milieu naturel.

Lutter contre la pollution : l'affaire de tous
Aussi perfectionné soit-il, le procédé d'épuration et donc la qualité de l'eau rejetée dépendent de la qualité des eaux usées que nous déversons dans le réseau d'assainissement. Les particuliers comme les professionnels ne doivent pas y jeter n'importe quoi. Pour les premiers, certains gestes élémentaires sont à connaître ; pour les seconds, le respect des normes s'impose.
Il en va du bon fonctionnement des installations privées ou collectives et de la station, mais aussi de la santé de chacun et de la préservation de notre ressource en eau.


  • Comment ça marche
  • Quelques chiffres
  • La station
  • Les travaux
  • Rejets valorisés
  • Moins de pollution

A Cahors, le réseau d'assainissement est un réseau principalement (70%) unitaire, c'est-à-dire qu'il récolte à la fois les eaux usées (d'origines domestique et industrielle) et les eaux pluviales.

Les eaux polluées ainsi récoltées passent par les égouts et arrivent à la station d'épuration située à Saint-Mary. Une fois épurée, l'eau est rejetée dans le Lot et les déchets valorisés (boues ; sables), ou éliminés (déchets dégrillage).

Une goutte d'eau passe entre 13 et 30 heures dans une station d'épuration !

Sur place, l'eau polluée passe à travers des grilles (1) qui retiennent et enlèvent les plus gros déchets (cotons-tiges, morceaux de papier, de plastique, de bois...).

L'eau passe ensuite dans un ouvrage (2) où les huiles et les graisses flottantes sont récupérées en surface. Les sables et les graviers plus lourds se déposent au fond de ce même ouvrage.

L'eau s'écoule ensuite dans un grand bassin appelé décanteur (3) au fond duquel se déposent les boues, puis on fait passer l'eau (encore très sale) dans un bassin d'aération (4) où des bactéries "mangent" petit à petit la pollution.

L'eau passe alors par un dernier décanteur (5) au fond duquel tombent les matières polluantes (sous forme de boues) dévorées par les bactéries. L'eau est suffisamment propre pour pouvoir être rejetée à la rivière. Elle peut alors reprendre son cycle naturel.


Attention, l'eau épurée n'est pas potable. C'est une eau de qualité satisfaisante pour l'écosystème de la rivière Lot.

Schéma simplifié du fonctionnement d'une station d'épuration

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L'assainissement à Cahors en chiffre

  • 159 km de réseau : 36 km réseau unitaire, 93 km réseau séparatif, 30 km réseau pluvial.
  • 7 808 abonnés
  • 16 agents municipaux (administratifs et techniques)
  • 1 140 953 m3 d'eau traitée en 2010
  • 1 Cadurcien rejette en moyenne 200 litres d'eau par jour dans le réseau
  • Capacité de traitement de la station d'épuration : 49 000 EH (Equivalent Habitant) ; 4000 m3/h

D'une capacité de 49 000 équivalents/habitants, la station d'épuration dimensionnée pour traiter les effluents de l'agglomération cadurcienne (Cahors; Pradines; Laroque des Arcs; Lamagdelaine) ainsi que les eaux pluviales. Eloignée de la rive, elle est construite du côté de la voie SNCF parallèlement à la rivière, pour ne pas faire obstacle à une crue éventuelle. Tous les équipements vitaux sont situés au-dessus du niveau de la crue centennale. Ainsi, même dans ce cas extrême, la station peut continuer de fonctionner.

Des technologies modernes et biologiques

La filière de traitement des eaux usées utilise des technologies modernes et parfaitement maîtrisées par Degrémont, notamment pour le traitement du carbone, de l'azote et du phosphore. L'eau épurée et rejetée dans le Lot respecte ainsi la faune et la flore de la rivière.
La technologie retenue à boues activées est totalement biologique. Ce procédé repose sur développement de bactéries qui se nourrissent des matières polluantes contenues dans l'eau.
Compte tenu de sa capacité, la station peut faire face, sans perturbation de la qualité du traitement, aux importantes variations du volume d'eau arrivant sur la station notamment par temps de pluies (on peut alors passer de 650 à 4 000 m3 par heure).

Une forte réduction des nuisances
Tous les postes générateurs de bruits et d'odeurs ont été étudiés. La station dispose d'une unité de désodorisation par voie physico-chimique. En complément, les équipements générateurs de bruits sont installés dans des locaux fermés.
Parallèlement, un soin particulier a été porté à l'intégration paysagère de l'installation dont le toit est totalement recouvert de gazon. Les arbres de la rive ont été conservés et d'autres plantés au milieu des pelouses.

Un outil de sensibilisation à l'environnement
Cette nouvelle usine est l'occasion de sensibiliser le public aux enjeux de l'environnement et aux investissements et infrastructures nécessaires à sa protection.






Entretien des réseaux :

  • La ville de Cahors est dotée de deux véhicules hydrocureurs
    permettant l'entretien du réseau public d'assainissement (153 km) et de ces équipements.






En 2011, des travaux de réhabilitation ou de remplacement de réseaux d’assainissement ont été entrepris :

  • Remplacement du collecteur unitaire situé Quai de Regourd : longueur 300 ml, diamètre 500 mm, pose d’une canalisation en fonte (de mai à juin 2011).
  • Remplacement du collecteur unitaire bâti  (800x800 mm²) de la rue Pélegry par une canalisation circulaire de diamètre 1000 mm sur 68 ml (de novembre à décembre 2011).
  • Réhabilitation du collecteur unitaire bâti des Allées Fénelon (voir détail ci-dessous):

Travaux de réhabilitation du collecteur d’assainissement unitaire bâti des Allées Fénelon :

La commune de Cahors possède 36 km de réseau unitaire (Eaux Usées et Eaux Pluviales évacuées par la même canalisation) avec la présence d’ouvrages anciens de type aqueduc dans son centre urbain.

Un de ces collecteurs unitaires en pierre maçonné de gabarit proche d’un ovoïde T 160 (1,60 m de hauteur), relie le boulevard Léon Gambetta à la rue Gustave Sindou via un passage sous l’hôpital de Cahors et sous la cité Valentré (Lot Habitat).

Ce collecteur, datant de la fin du XIXème siècle laisse apparaître des dégradations importantes nécessitant une réhabilitation afin de prolonger sa pérennité.

En conséquence, la Commune de Cahors a décidé de réhabiliter le collecteur sur l’ensemble de son linéaire afin de renforcer la structure du collecteur, d’étancher les parois, de  supprimer ainsi les exfiltrations des effluents, et de rétablir un écoulement normal de celui ci.

Ainsi, les travaux entrepris en avril 2011 et devant s’achever en janvier 2012 consistent principalement en :

  • La consolidation du collecteur sur une partie de son linéaire (550 ml) ;
  • La réfection complète de la cunette ;
  • L’imperméabilisation de la voûte et des piédroits ;
  • Le traitement des zones fracturées.

 

Caractéristiques physiques du collecteur :

 

Le collecteur des allées Fénelon est un ouvrage d’assainissement en maçonnerie, de type ovoïde T160. Il est composé d’un radier, de deux piédroits inclinés et d’une voûte. La hauteur de passage est en moyenne de 160 cm, avec une largeur moyenne de radier de 30 cm.

Il est constitué des matériaux suivants :

  • radier : dalles en pierre de taille,
  • piédroits : maçonnerie de moellons et de briques (plus ou moins homogène) recouverte d’enduit de type mortier hydraulique,
  • voûte : maçonnerie de moellons recouverts d’enduit de type mortier hydraulique.

 

Photos du collecteur :
Avant travaux de réhabilitation Après réhabilitation.

L'eau
L'eau traitée est rejetée dans le Lot. Elle n'est pas potable, mais est toutefois satisfaisante pour l'écosystème de la rivière conformément aux normes en vigueur. Elle reprend ainsi, sans danger pour la faune et la flore, son cycle naturel. De plus et afin de réduire l'utilisation de l'eau potable, une partie de l'eau traitée est réutilisée dans le process d'épuration.


Les boues
Soucieuse d'intégrer une démarche de développement durable, la Ville de Cahors poursuit la valorisation des boues d'épuration par compostage engagée depuis 2003.
Aujourd'hui, le SYDED du Lot réalise cette prestation et transforme les 1400 T/an de boues déshydratées (22%) en compost.








Première étape du traitement : les boues sont mélangées à des déchets verts.

Deuxième étape : après 8 semaines de fermentation et d'hygiénisation. Le produit est alors criblé.

Dernière étape : totalement conforme à la réglementation, le compost obtenu n'est plus en déchets mais un véritable amendement organique.


Les sables
Grâce à la nouvelle station d'épuration, les sables sont eux aussi valorisés. Après traitement (criblage et lavage), ils sont utilisés par la Ville de Cahors pour ses travaux sur les réseaux d'eau et d'assainissement (sablage et canalisation) notamment.






Ensemble pour moins polluer

A chaque acteur de jouer son rôle : l'Etat et les collectivités locales en ont un, les professionnels aussi, et nous, Cadurciens, également.